L’innovation, clé de la prospérité vaudoise

L’innovation, au cœur de toute économie avancée, est devenue indispensable pour répondre à la demande diversifiée et en rapide évolution des consommateurs. Sans elle, pas de nouveaux produits, services ou procédés.

Pour le canton de Vaud, innover est d'autant plus stratégique en raison des secteurs forts de son économie, notamment l’horlogerie, l’agro-alimentaire, la restauration et l’hôtellerie, l’immobilier, le négoce et la gestion de fortune.

Un levier stratégique de plus en plus important

Dans un univers concurrentiel, participer ou non au processus d’innovation n’est donc pas une option pour l’économie vaudoise. Car à l’échelle de la planète, ce dernier avance avec ou sans la Suisse romande. Y participer activement permet à la région de bénéficier des retombées positives de l’innovation, grâce au renouvellement, au décollage ou à l’implantation de nouvelles activités économiques. A l’inverse, ne rien faire revient à prendre le risque de ne conserver que les destructions de valeur issues d’innovations portées par d’autres (par exemple, obsolescence de certaines industries ou remplacement des emplois par des algorithmes gérés ailleurs), qui se produiront inéluctablement.

Pour la Suisse et le canton de Vaud, innover est d’autant plus stratégique que le pays a un marché intérieur limité - même s'il est riche et en croissance - et ne dispose pas d’autre ressource que sa matière grise. Le pays a par ailleurs vu s’éroder progressivement plusieurs moteurs de croissance économique telles que la place financière ou l’attractivité fiscale pour les entreprises étrangères.

Vingt ans d’hypercroissance de l’écosystème d’innovation vaudois

La région n’est toutefois pas restée les bras croisés: on dénombre 30 000 étudiants et collaborateurs à l’Ecole polytechnique et à l’Université de Lausanne, et plus de 4000 personnes employées par 400 sociétés réparties sur les sept parcs technologiques du canton. A quoi s’ajoutent le Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) avec son nouveau centre de recherche en oncologie Agora (300 chercheurs), celui, voisin, de l’Institut Ludwig (250) et les deux centres de recherche de Nestlé (250 scientifiques au Centre de recherche Nestlé et 220 au Nestlé Institute of Health Science). Sans oublier les écoles du réseau des Hautes écoles spécialisées de Suisse occidentale et, en particulier, l’ECAL/Ecole cantonale d'art de Lausanne, l’Ecole Hôtelière de Lausanne et la Haute école d'ingénierie et de gestion du Canton de Vaud, à Yverdon-les-Bains.

La taille du dispositif de recherche universitaire du canton a presque doublé depuis les années 2000

 

Relevons aussi des incubateurs comme celui de l’EHL, des espaces de co-working orientés vers l’innovation apparus récemment, comme Gotham à Lausanne ou UniverCité à Renens, qui accueille l’accélérateur de start-up MassChallenge.

«La région n’est pas restée les bras croisés»

Le canton, terre des deeptech

Ces dernières années, le canton de Vaud a construit ou fait croître des infrastructures de recherche et d’entreprenariat qui atteignent désormais une taille remarquable. Très scientifique et technologique, cette infrastructure influence une caractéristique importante de l’écosystème d’innovation vaudois: celui-ci est spécialisé dans les deeptech, autrement dit des technologies à fort contenu scientifique.

La Suisse trouve sa place dans le top 10 en matière de sociétés basées sur la science

 

Ces secteurs économiques à forte composante technologique commencent à contribuer de manière importante au PIB du canton, et leur part est en croissance depuis plusieurs décennies. Ils sont portés en grande majorité par des groupes de grande taille et des PME. Mais, depuis vingt ans, un nouveau modèle d’entreprises centrées sur l’innovation s’impose progressivement: celui des start-up.

«Un nouveau modèle d’entreprises centrées sur l’innovation s’impose: celui des start-up»

Les start-up, moteurs de l’écosystème d’innovation vaudois

Dans le canton de Vaud, ce phénomène a pris une telle ampleur ces dernières années que l’on est tenté de parler de «start-up canton» par analogie à la «start-up nation» israélienne.

Selon le Swiss Venture Capital Report, les start-up vaudoises ont attiré 267,5 millions de francs en 2018 (298,3 millions en 2017 et 461,7 millions en 2016). Vaud est ainsi, selon les années, soit la première destination cantonale pour le financement des start-up, soit la seconde après Zurich.

La taille critique, un facteur déterminant pour un écosystème

Même s’ils tendent à sous-pondérer les régions suisses par rapport aux résultats d’ensemble du pays, les classements des écosystèmes de start-up régionaux ou urbains commencent à refléter ce dynamisme de l’écosystème vaudois. Le classement 2018 sur l’attractivité des écosystèmes start-up par villes de StartupBlink a ainsi fait passer Lausanne de la 192ème à la 78ème place sur 1000. Le Global Start-up Ecosystem Report 2019 de Startup Genome a fait entrer, pour la première fois, la région Lausanne-Berne-Genève dans son top 30 mondial. Signaux encore plus concrets: un certain nombre de start-up vaudoises atteignent des tailles respectables que ce soit en termes de chiffre d’affaires ou en nombre d’employés, comme Frontiers Media avec plus de 500 emplois, dont la moitié en Suisse, Nexthink avec près de 400 emplois, dont plus du tiers en Suisse ou Sophia Genetics avec plus de 200 emplois, dont également la moitié en Suisse selon les statistiques publiées par l'initiative scale-up Vaud pour 2019.

Le facteur déterminant pour que cette dynamique vertueuse se mette en place est l’atteinte d’une taille critique. L’écosystème d’innovation de l’arc lémanique et du canton de Vaud a considérablement progressé dans cette direction ces dernières années. Et cela commence à se voir.

«Nous devons innover et investir dans les produits de demain»

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