La R&D, c'est quoi?

La recherche & développement (R&D) fait référence à trois activités qui ont pour caractéristique commune la quête de l’extension des connaissances.

La recherche fondamentale (ou recherche scientifique pure): il s’agit d’un travail expérimental ou théorique entrepris principalement pour générer de nouvelles connaissances à propos des fondements sur lesquels sont basés les phénomènes et les faits observables. Elle ne vise aucune application ni utilisation spécifique.

Parmi toutes les organisations impliquées dans la recherche, les universités en particulier se concentrent sur la recherche fondamentale. Un bon exemple de recherche fondamentale dans le canton de Vaud concerne les travaux du prix Nobel de chimie 2017, le professeur de l’UNIL Jacques Dubochet, sur la structure moléculaire des protéines.

La recherche appliquée suit, elle, un but précis, généralement le développement d’applications (produits, processus, services ou à leur amélioration) sur la base du déploiement de nouvelles connaissances. Par exemple, le langage de programmation Scala, développé à l’EPFL par Martin Odersky, avait pour but d’être à la fois plus concis et plus simple que le langage vedette d’internet Java (tout en étant compatible) afin de faciliter l’évolution d’applications Web. Ce langage a d’ailleurs été adopté par plusieurs géants du Web, notamment par Twitter.

Le développement intervient, lui, après la recherche. Par nature, cette activité est plus orientée sur la mise en pratique et la prise en compte des contingences opérationnelles liées à l’environnement dans lequel la technologie va être déployée (poussière, vibrations ou température par exemple). Même si un nombre de problèmes important reste potentiellement encore à surmonter, la phase de développement se base en grande partie sur des connaissances et des compétences existantes. Le résultat se matérialise dans des produits, des processus ou des services nouveaux ou améliorés. Et, potentiellement, dans du savoir-faire spécifique à l’application considérée.
Par exemple, l’Institut d’énergie et systèmes électriques (IESE) de la Haute école d’ingénierie et de gestion du canton de Vaud développe actuellement un système de stockage et de gestion de l’énergie électrique, issue de sources renouvelables, pour l’avion solaire SolarStratos.

Le secteur privé en Suisse est très actif en recherche fondamentale

 

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